La topographie

La topographie de la paroisse-mère de Briec se décline en trois grandes régions. Au nord les terres de Briec et d’Edern constituent le versant méridional du bassin de Châteaulin. Un peu plus au sud se dresse la barrière des Montagnes Noires. Enfin, au centre et au midi, l’essentiel du territoire est constitué par une région de plateaux et de collines dominée par la grande densité du réseau hydrographique du Stéïr et de la rivière principale, l’Odet.

L’origine de son nom

Briec est un nom de lieu d’origine gallo-romaine. Ses graphies anciennes, présentant un suffixe en –ac, Brithiac puis Briziac au cours du bas Moyen Age, aboutissent à Briziec puis Briec à l’époque moderne. Dès le début du haut Moyen Age, l’implantation bretonne insulaire caractérise toute la Basse Bretagne, donc Briec, dans les noms en Lan « ermitage, fondation monastique » -ex. : Lanac’hwen de lan + Anac’hwezen (nom d’homme)-, Tre « ferme éloignée du bourg » -ex. : Trégain de tre + Kain (nom d’homme) « beau, bon »-, et Lez « cour seigneuriale, tribunal » -ex : Hellez de hen « vieux, vieille » + lez -.

L’époque du Moyen Age

Au début du bas Moyen Age se constituent les paroisses d’Edern (celle d’Edernprise en partie sur Briec) et de Landrévarzec au détriment de la grande paroisse primitive briécoise. A l’époque féodale les fiefs d’importantes seigneuries ecclésiastiques et civiles se partagent le territoire de Briec ; Kernescop témoigne de l’appartenance de ces terres aux évêques de Cornouaille dont le siège est Quimper ; Niver, en Edern aujourd’hui, faisait alors partie de Briec ; vers l’an mil ce quartier appartenait à l’abbaye de Landévennec. Le fief ducal centré sur Châteaulin, possédait au nord de Briec une grande ferme expérimentale enclose par le Mur du Parc au Duc, nommé en breton Moger an Diaoul « Mur du Diable », tandis que des mottes féodales éparses s’élevaient dans la campagne à proximité des anciennes routes : c’est le cas de la motte (maison forte) de Quistinic. Des foires et marchés étaient établis à proximité de maisons nobles ou de chapelles, comme au Kreisquer, rassemblant à ces occasions les populations des deux rives de l’Odet.

Le XVI, XVII, XVIII ème siècle

Aux 16e, 17e et 18e siècle, Briec tourné vers le pays de Locronan, participe à la confection de toiles de chanvre (voiles de bateaux notamment) dont le commerce atlantique allait apporter une grande prospérité qui s’est traduite par la prolifération des constructions religieuses notamment au 16e siècle : églises, enclos paroissiaux, chapelles, fontaines, croix et calvaires (ex. : Saint Venec et Quilinen). Ce phénomène a été unique en Europe. Le 17e siècle a été marqué en 1675 par la révolte des Bonnets Rouges, insurrection d’une acuité particulière dans la région de Briec, déclenchée par la levée de nouveaux impôts par la fiscalité royale, en particulier pour les besoins de la guerre de Hollande, au mépris des institutions bretonnes. La répression, appliquée dans tous les lieux insurgés, s’est manifestée à Briec par la condamnation aux galères et la torture des meneurs ; l’un d’entre eux, Alain Le Moigne, dit Mogn Bras de KermadoretTrénevel , a été roué vif à Carhaix.

La Révolution française

La Révolution française, bien accueillie à son commencement comme le montrent les cahiers de doléances du canton, engendre bientôt la déception provoquée notamment par la levée de 300 000 hommes en 1793, les mesures anti-catholiques, et bientôt l’antagonisme villes-campagnes. Cela se traduit par la chouannerie, mouvement contre-révolutionnaire, auquel a participé Briec. Le 19e siècle se caractérise comme partout en Bretagne, par une paupérisation de la population. Briec est inclus dans le département du Finistère. La centralisation s’installe (préfets, administration) ; la Bretagne a perdu son autonomie dans la nuit du 4 août 1789. Depuis les lois scolaires de 1882-83, la langue bretonne, langue usuelle de la population est exclue de l’enseignement. Comme dans l’ensemble de la Basse Bretagne, elle recule progressivement jusqu’à arriver aujourd’hui à sa quasi-extinction.

Les Trèves

Langolen est érigée en commune en 1789, Landrévarzec l’est par la loi du 25 mai 1893, et Landudal par la loi du 8 juillet 1901. Ces anciennes trèves, devenues communes, (Landrévarzec ancienne paroisse fut fondue dans Briec en 1789) furent prises sur le territoire de Briec qui est dorénavant dans sa configuration actuelle.

Briec Autrefois